Acteurs de l’écosystème Alzheimer
Améliorer le diagnostic et le traitement de la dégénérescence fronto-temporale
La dégénérescence lobaire-frontotemporale (DFT) reste relativement sous-diagnostiquée, probablement en raison du jeune âge de présentation, de la présentation atypique (sans troubles de la mémoire) et du manque de biomarqueurs spécifiques à la maladie.
Des progrès ont été réalisés dans le diagnostic de la DFT grâce à la mesure de la cognition sociale, l’utilisation de neurofilaments sériques ou du LCR et le développement de biomarqueurs plasmatiques spécifiques à la maladie.
De plus, un profilage phénotypique approfondi permettra de reconnaître le tableau clinique à un stade plus précoce. Actuellement, plusieurs thérapies sont testées dans le cadre d’essais contrôlés, notamment pour les formes génétiques de DFT, qui représentent environ 20 % des cas. Par conséquent, les tests génétiques en cas de suspicion de DFT offrent un potentiel diagnostique et thérapeutique..
Pijnenburg Y. Améliorer le diagnostic et le traitement de la dégénérescence fronto-temporale. Fondation Médéric Alzheimer ; 2025 Dec 9. https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentary_base/ameliorer-le-diagnostic-et-le-traitement-de-la-degenerescence-fronto-temporale/
Économie
Évaluation économique des interventions non médicamenteuses dans la maladie d’Alzheimer
Une étude a évalué l’impact des interventions non médicamenteuses (INM) chez les patients vivant avec la maladie d’Alzheimer (MA), en combinant analyse des coûts et bénéfices pour la santé.
L’objectif était de mesurer le rapport coût-utilité de programmes de stimulation cognitive adaptés aux besoins des patients. L’étude a inclus 40 patients recevant une INM et 40 participants témoins, avec collecte de données sociodémographiques, cliniques, cognitives et fonctionnelles, ainsi que la qualité de vie et les coûts des consultations externes.
Les résultats montrent que le coût actualisé d’une INM était de 21 621 €, avec un gain en années de vie ajustées sur la qualité (QALY) de 0,813, conduisant à un coût par QALY de 26 584 €. Ce ratio se situe dans les seuils généralement acceptés par les autorités sanitaires européennes. Les INM apparaissent donc bénéfiques pour la santé cognitive et fonctionnelle des patients et économiquement justifiables. L’étude souligne l’importance d’intégrer ces interventions dans les plans de soins pour améliorer la qualité de vie et optimiser l’allocation des ressources. Elle fournit également une base solide pour le développement et l’évaluation à plus grande échelle de telles interventions.
Ces résultats soutiennent les recommandations de mise en œuvre d’INM adaptées aux besoins des patients vivant avec la maladie d’Alzheimer.
Sobral M, Oliveira S. Economic evaluation of non-pharmacological interventions in Alzheimer’s disease. Dement Neuropsychol 2025 ; 19 : e20240219.








