Économie
Vieillir à domicile coûte aujourd’hui en moyenne 1 291 € par mois
Cet article présente les résultats de l’édition 2025 du baromètre Retraite.com/Silver Alliance, qui estime qu’une personne de 65 ans et plus doit débourser en moyenne 1 291 € par mois pour « vivre le mieux et le plus longtemps possible à domicile » en France.
Cette somme, soit 15 487 € par an, est en hausse de 2,4 % par rapport à 2024, reflétant l’inflation et l’augmentation des coûts des services essentiels tels que la mutuelle santé, l’aide à domicile et le portage de repas. Le calcul repose sur un panier de près de 200 produits et services couvrant la santé, l’amélioration du logement, l’assistance à domicile et les activités quotidiennes, mais n’inclut pas les aides financières comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), hormis le crédit d’impôt services à la personne qui favorise actuellement les particuliers employeurs.
L’article souligne aussi les risques d’une réforme du crédit d’impôt pour les services à domicile, envisagée dans le projet de loi de finances 2026, qui pourrait réduire son taux et augmenter le reste à charge des personnes âgées si elle était adoptée. Des acteurs du secteur alertent qu’un accès plus coûteux aux services professionnels pourrait limiter le recours aux aides nécessaires, accroître la charge pour les aidants familiaux, augmenter les dépenses de santé des personnes âgées, et potentiellement conduire à une institutionnalisation plus précoce. Selon ces associations, un désengagement financier public dans l’aide à domicile pourrait même entraîner des coûts plus élevés pour l’ensemble du système social et de santé.
Murignieux R. Vieillir à domicile coûte aujourd’hui 1 291 euros par mois. Âge Village 2025 Dec1. https://www.agevillage.com/actualites/vieillir-%C3%A0-domicile-co%C3%BBte-aujourdhui-1291-euros-par-mois.
Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentary_base/vieillir-a-domicile-coute-aujourdhui-en-moyenne-1-291-e-par-mois/
Prévention
Facteurs de risque associés au déclin cognitif subjectif chez les personnes âgées chinoises : une étude cas-témoins à Shenzhen
Les facteurs influençant le déclin cognitif subjectif (DCS) varient d’une étude à l’autre, et les recherches sur les risques associés à la combinaison de symptômes, en particulier l’anxiété et la dépression, sont limitées. C’est pourquoi une étude cas-témoins a analysé les données du Programme national des services de santé publique essentiels à Shenzhen (Chine) et évalué 270 148 participants âgés de 65 ans et plus, en 2022. Le groupe d’étude comprenait 10 471 participants présentant un déclin cognitif subjectif, appariés à un nombre égal de témoins (groupe témoins) sans déclin cognitif subjectif. L’appariement était effectué en fonction de l’âge, du sexe, de la profession, de l’état civil et du niveau d’éducation.
Deux gros facteurs de risque de déclin cognitif subjectif : les symptômes anxieux : leur présence est fortement associée au déclin cognitif subjectif (AOR = 8,45), indiquant des odds nettement plus élevées après ajustement. De même pour les symptômes dépressifs (AOR = 8,06).
À l’inverse, la pratique quotidienne d’une activité physique et la pratique occasionnelle d’une activité physique étaient associées à une réduction du risque (– 29 % et – 24 % respectivement).
En conclusion, un dépistage précoce et des interventions ciblées sur l’anxiété et la dépression peut contribuer à atténuer le déclin cognitif et à promouvoir un vieillissement en bonne santé.
Sun N, Wang Y, Cai H, Xi J, Hao Y, Lu C, Liu G. R isk factors and mental health comorbidities associated with subjective cognitive decline in Chinese older adults: A propensity score-matched case-control study. J Affect Disord 2026 ; 392 : 120099.
Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentary_base/facteurs-de-risque-associes-au-declin-cognitif-subjectif-chez-les-personnes-agees-chinoises-une-etude-cas-temoins-a-shenzen/








