Société inclusive
Un protocole de diagnostic et de soins sur la dégénérescence frontotemporale est publié
Les unités cognitivo-comportementales (UCC) s’adressent aux personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, et présentant certains symptômes : présence de troubles du comportement perturbateurs, patient valide ou encore capacité du patient à suivre un programme de réadaptation. Ces unités relèvent d’établissements de santé particuliers : les services médicaux et de réadaptation, dits SMR. L’UCC doit être adossée à un SMR autorisé à la mention « gériatrie ». Une dérogation est acceptée pour un établissement portant la mention « polyvalent ». En matière de capacité, une UCC dispose entre 10 et 12 lits, et aller jusqu’à 15 selon l’activité du SMR. L’unité doit respecter la liberté de mouvement des patients ainsi que leur intimité et leur dignité. Elle doit être un lieu sécurisé et convivial et répondre à une liste de conditions architecturales en ce sens.
Les UCC ont pour objectif de « mettre en œuvre un programme de réadaptation médico-psychosociale cognitive et comportementale » pour stabiliser les crises mais aussi contrôler les troubles affectant les personnes concernées.
Le nouveau cahier des charges prévoit également : un bilan des troubles perturbateurs et invalidants, l’évaluation des troubles du comportement, la préparation du retour du patient dans son lieu de vie après l’UCC… Le périmètre d’action s’étend à celui des aidants ou de l’entourage : sensibilisation, information ou encore transmission de stratégies de prévention des troubles…
L’admission peut s’effectuer selon plusieurs modes : sur demande du médecin, du service de psychiatrie ou d’un autre service de soins médicaux de réadaptation ou bien depuis le domicile ou un établissement médico-social. En amont de l’admission, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées devra avoir été établi.
Le nouveau cahier des charges précise que l’UCC n’est pas une structure de répit.
Le parcours du patient, qui associe également l’aidant ou les proches, doit prévoir d’emblée sa sortie : elle est envisagée dès l’admission et est inscrite dans le parcours de soins par l’équipe pluridisciplinaire. À la sortie, le médecin traitant du patient doit disposes des modalités de poursuite de soins, ainsi que des recommandations sur les traitements et le mode de vie à suivre pour maintenir les acquis du traitement.
L’UCC doit compter des compétences médicales en gériatrie et en réadaptation cognitivo-comportementale (ou en psychogériatrie). Un médecin spécialisé en psychiatrie du sujet âgé et un neurologue doivent pouvoir intervenir. Infirmier, diététicien, aide-soignant, masseur-kinésithérapeute ou encore ergothérapeute sont autant de postes qu’une UCC doit pourvoir. Des compétences non médicales sont également prévues : par exemple un enseignant en activité physique adaptée.
Les 149 UCC labellisées ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour se mettre en conformité par rapport au nouveau cahier des charges.
Evrain I. Les unités cognitivo-comportementales ont un nouveau cahier des charges. Hospimedia 2025 Oct 24. https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20251024-offre-medico-sociale-les-unites-cognitivo-comportementales-ont
Sénéchal M. Un protocole de diagnostic et de soins sur la dégénérescence frontotemporale est publié. Hospimedia 2025 Dec 10. https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20251210-qualite-un-protocole-de-diagnostic-et-de-soins
Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentary_base/un-protocole-de-diagnostic-et-de-soins-sur-la-degenerescence-frontotemporale-est-publie/








