Prévention
Améliorer la prise en charge auditive des résidents en Ehpad
L’Association nationale de l’audition (ANA) lance un plan national intitulé Audition et grand âge visant à améliorer la prise en charge des troubles auditifs en Ehpad. L’objectif principal est de former les professionnels de ces établissements au dépistage des déficiences auditives et à l’entretien des aides auditives, car une très large majorité des résidents – environ 94 % – ne sont plus capables de gérer seuls leurs appareils.
Ce projet part d’un constat préoccupant : de nombreuses personnes âgées souffrent de pertes auditives non détectées ou mal compensées, ce qui entraîne un isolement social important. Cet isolement a des conséquences lourdes, notamment une perte d’autonomie, un risque accru de chutes et de troubles cognitifs, ainsi qu’une dégradation des relations avec les proches et les soignants, pouvant provoquer des situations de tension.
Le plan s’appuie sur des initiatives existantes, comme le service Samid, qui organise l’intervention d’audioprothésistes directement en Ehpad. Ce modèle a déjà prouvé son efficacité : dans les établissements concernés, le port quotidien des appareils auditifs est passé de 12 % à 86 %, améliorant nettement la qualité de vie des résidents et la communication avec leur entourage.
En complément, l’ANA souhaite mobiliser les étudiants en audiologie en les formant et en les équipant pour intervenir sur le terrain. Des outils pédagogiques concrets (matériel de dépistage, prothèses factices, supports de formation) seront mis à leur disposition pour former à leur tour les professionnels. Cette démarche répond à une forte demande du secteur, où une large majorité des intervenants exprime un besoin de formation sur les technologies auditives et la communication avec les personnes malentendantes.
À terme, l’ambition est d’intégrer pleinement la santé auditive dans les parcours de soins des personnes âgées et d’en faire un élément central des politiques de prévention et de bien vieillir.
Deleplace E. L’Association nationale de l’audition va former les Ehpad au dépistage des résidents. Hospimédia 2026 Mar 6. https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20260306-qualite-l-association-nationale-de-l-audition-va
Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentarybase/ameliorer-la-prise-en-charge-auditive-des-residents-en-ehpad/
Prévention
L’impact des particules fines sur le risque de maladie d’Alzheimer
Une nouvelle étude montre que la pollution atmosphérique, et plus particulièrement les particules fines, constitue un facteur de risque important dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit des résultats d’une vaste étude scientifique publiée dans PLOS Medicine, qui repose sur l’analyse de données concernant près de 28 millions de personnes âgées aux États-Unis.
Elle met en évidence une relation claire entre l’exposition prolongée à la pollution et l’augmentation du risque de maladie d’Alzheimer : plus les individus sont exposés à des niveaux élevés de particules fines sur plusieurs années, plus leur probabilité de développer cette maladie augmente.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce lien ne s’explique pas principalement par des maladies intermédiaires comme les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension ou la dépression. Ces facteurs jouent bien un rôle, mais ils ne représentent qu’une faible part de l’effet observé. Les chercheurs avancent donc l’hypothèse d’un effet direct de la pollution sur le cerveau. Les particules fines pourraient pénétrer dans l’organisme et provoquer des phénomènes d’inflammation ou de stress oxydatif, susceptibles d’endommager progressivement les cellules cérébrales et de favoriser les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Certaines populations apparaissent d’ailleurs plus vulnérables, notamment les personnes ayant déjà subi un AVC, chez qui l’impact de la pollution semble amplifié.
Au-delà du constat scientifique, ces travaux soulignent un enjeu majeur de santé publique : la pollution de l’air n’est pas seulement un problème respiratoire ou cardiovasculaire, mais aussi un facteur environnemental modifiable impliqué dans les maladies neurodégénératives. En ce sens, améliorer la qualité de l’air pourrait contribuer à réduire l’incidence de la maladie d’Alzheimer et constitue donc un levier potentiel de prévention à grande échelle.
Murignieux R. Alzheimer : la pollution atmosphérique mise en cause dans la survenue de la maladie. Âge Village 2026 Feb 23. https://www.agevillage.com/actualites/alzheimer-la-pollution-atmospherique-mise-en-cause-dans-la-survenue-de-la-maladie.
Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentarybase/limpact-des-particules-fines-sur-le-risque-de-maladie-dalzheimer/








